Théâtre de L’Oriflamme — du 4 au 25 juillet — 17h35
Buenos Aires, 2009. Soledad et Constanza s’assoient face à face pour dîner. En apparence, deux femmes qui se retrouvent. En réalité, deux vies construites sur un mensonge.
L’une a grandi en croyant être la fille d’un officier militaire. L’autre a grandi en croyant être sa sœur. Elles l’étaient, aux yeux de tout le monde — jusqu’au jour où la vérité a tout brisé. Soledad fait partie des cinq cents enfants arrachés à leurs parents sous la dictature argentine, puis confiés à des familles de collaborateurs. Constanza est la fille d’un des officiers responsables. Dix ans après avoir appris la vérité, c’est la première fois qu’elles se revoient.
C’est le point de départ de Mécanique d’une Famille, le nouveau spectacle de Martin Kindermans — et c’est déjà suffisant pour que le silence s’installe dans la salle avant même que les acteurs prennent la parole.
Entre 1976 et 1983, la junte militaire argentine a fait disparaître des milliers de personnes. Parmi elles, des femmes enceintes dont les enfants ont été volés à la naissance et attribués à des familles proches du régime. L’association des Grands-Mères de la Place de Mai se bat depuis des décennies pour les retrouver — aujourd’hui des adultes. Plus de 130 ont été identifiés à ce jour.
Mécanique d’une Famille ne raconte pas l’histoire d’une victime. Elle raconte la rencontre entre deux femmes qui ont vécu le même mensonge, mais de chaque côté. Ce que ça fait de découvrir que celui qu’on appelait « père » était un bourreau. Ce que ça fait de devoir choisir entre la loyauté envers sa famille et la vérité.
Ce n’est pas un cours d’histoire. C’est une enquête humaine, intime, menée à hauteur d’un dîner.
Martin Kindermans avait déjà imposé son écriture à Avignon avec Filles d’Ariane, spectacle salué lors des éditions 2024 et 2025. Avec Mécanique d’une Famille, il pousse plus loin dans la même direction : des récits ancrés dans l’histoire, des personnages qui ne sont ni tout à fait victimes ni tout à fait coupables, et une tension qui ne lâche pas.
Sur scène, Valentine Daruty, Thomas de Fouchécour et Marion de Schrooder incarnent ces destins entremêlés.
📍 Théâtre de L’Oriflamme — 3-5 rue du Portail Matheron, Avignon
🗓 Du 4 au 25 juillet 2026 — tous les jours à 17h35 (relâches les jeudis)
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3-5 rue du Portail Matheron, 84000 Avignon
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